07.08.2008

Analyse d'un succès

f5bfa1bdfc53bb1d104e23fe06f089b5.jpgArrêtons-nous un instant sur ce chef d'oeuvre d'harmonie, d'équilibre et de subversivité qu'est "le  papa pingouin". Repris des milliers de fois par les plus grands artistes mondiaux de tous styles musicaux, à la fois véritable hymne à la la liberté mais aussi plaidoyer contre l'injustice sous ses formes les plus radicales, cette chanson deviendra l'étendard d'une génération déboussolée en quête de repères sociétaux, moraux et spirituels. Porteuses d'une vision révolutionnaire de la condition humaine que Malraux n'aurait pas reniée, ses paroles s'érigent comme une longue remise en cause d'une philosophie de vie où chacun se retrouve face à l'égoïsme inhérent à sa propre nature, (mêmes si certains leurs reprochent leur dogmatisme). Analysons les paroles plus en détail :
 
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Le Papa pingouin s'ennuie sur la banquise
 
Au premier degré de lecture, les personnes simples d'esprit s'amuseront de la personnification de l'animal en lui reconnaissant la faculté de s'ennuyer. Mais si le rire est le propre de l'Homme, qu'en est-il de l'ennui ? Et de quel ennui s'agit-il ? Il ne s'agira pas ici de l'ennui mécanique dû à la redondance d'une activité quelle qu'elle soit, la nature animale du sujet l'en disculpant.  Il nous faut pour d'abord admettre le "cogito ergo sum" du pingouin. Pour s'ennuyer, il faut d'abord exister. Nous accepterons le fait, pour progresser dans l'analyse, que le pingouin est un animal pensant. Johann Wolfgang Von Goethe disait que "Si les singes savaient s'ennuyer, ils pourraient devenir des hommes." Franchissons ce pas. Le papa pingouin s'ennuie. Il est en fait exposé à la temporalité d'un vide qu'il devra combler. Son ennui le ramène à sa propre nature, le papa pingouin s'ennuie de lui-même. Si on en croit l'écrivain Julien Green, "l'ennui est un des visages de la mort". Il faut donc lutter contre cet ennui, soit en travaillant ( "la peur de l'ennui est la seule excuse du travail" selon Jules Renard), soit en se divertissant, ce qui nous amène à la suite du couplet.
 
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Le Papa pingouin voudrait faire sa valise
 
 Un pingouin avec une valise, quelle idée cocasse ! Sa solution à l'ennui serait de quitter son habitat naturel, qu'il accuse donc d'être le responsable de sa non-activité et de son manque de distraction. Mais partir, c'est surtout tenter de s'éloigner par la distance matérielle des différentes causes qui font que sa vie ne lui donne plus les solutions  pour l'apprécier. Il s'agit ici de s'affranchir du tissu social, de son environnement, de tout ce qui a fait qu'aujourd'hui, il n'a plus d'appétence pour celle-ci. Papa pingouin doit retrouver son gout pour la vie et ce qui fait son intérêt, ou mettre fin à celle-ci. Papa pingouin est au bord du suicide, il veut faire sa valise "pour un autre monde".
 
On le sent nerveux
Un peu malheureux
Pas très bien dans ses plumes
Pour se calmer les nerfs
Il plonge dans la mer
 
Dépressif, paranoïaque, en mauvaise santé, le papa pingouin tombe dans la facilité des paradis artificiels, des substances interdites, il tombe "dans la mer". Il nage dans les drogues dures, espérant y trouver son salut. Jim Morrison les considérait comme "un défi à l'esprit", peut-être est-ce là le but rechercher par papa pingouin, occuper son esprit en le faisant lutter. Mais n'est-ce pas contre des moulins à vents ?
 
Il envie l'oiseau
Qui sent va voir du côté de la lune
Il a des pieds de plomb
Ça le rend grognon ...
 
La descente est difficile, son physique ne suit pas les pérégrinations de son esprit. "La réalité est l'illusion créée par l'absence de drogue". Il envie ceux qui sont encore 'ailleurs', il est en manque.  Papa pingouin doit se trouver un fix. Papa pingouin replonge.
 
[...] la chanson se poursuit sur les divagations du papa pingouin, il se voit voler, traverser l'Europe, aller dans l'espace, ... et entend la voix de son fils qui essaye de le ramener à la réalité et à ses obligations de père et de mari, le faire rejoindre ce qu'il tente de quitter en vain... L'ntérêt analytique étant faible, nous ne nous attarderons pas sur les couplets suivants. La mise en image correspondrait à la scène du bébé au plafond de Trainspotting. Mais avec un bébé pingouin.
 
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Revient de ses chimères
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Redescend sur la terre
 
Le trip se termine, papa pingouin se retrouve une nouvelle fois face à lui-même. Qu'a-t-il retiré de son expérience subconsciente ? Imagine-t-il sa vie ainsi ? Replongera-t-il ? La réponse se retrouve dans les derniers couplets.
 
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Adore sa banquise
 
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Va brûler sa valise

 
On peut y voir un happy end décevant après avoir abordé tant de sujet tabous (la drogue chez le pingouin n'a jamais  fait l'objet d'études scientifiques approfondies), mais la fin laisse tout de même une question en suspens : que contenait cette valise pour qu'il faille la brûler ? Je vous laisse méditer sur cette dernière révélation.
 
 
 
 

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03.06.2008

Il a fallu 65 millions d'années pour que cette note prenne vie (à peu près)

b2c1280f0fa8c1afbbdea51c8176111a.jpgC'est le retour de ce qu'on commençait à appeler le Jurassic blog...J'ai été absent longtemps, je ne vous demande pas de m'excuser, mais de garder votre pitié, votre miséricorde, votre fureur, votre pantalon et 'tutti frutti oh rootie' (Little Richard) pour d'autres personnes qui le méritent certainement plus que moi. J'essayais depuis quelques temps de reprendre contact avec vous, pourtant. Mais soit l'inspiration se faisait la malle après 4 lignes (j'en suis à la 4ème là, je transpire à grosse goutte, trop de pression...), soit ma concentration se détournait de tiens y a du foot ce soir, putain c'est vrai l'Euro commence samedi vont encore nous saouler avec ces conneries, en plus y a aucun parisien dans la sélection quel intérêt oups je m'égare...oui donc j'avais d'autres choses à faire, ou pas. Sans parler des notes qui ont été victimes d'une fausse manip' et sont décédés avant même d'avoir vu le jour et dont les fantômes doivent hanter le réseau internet mondial telles des âmes en peine. putain la gueule de l'arbitre Mais tout ça je crois que je l'ai déjà dit dans d'autres notes que c'était pas ma faute, 'comme toujours' (Jacques Brel). oulà le guy Lacombe colombien

 

Bon vous voulez savoir ce que je deviens ? Je fatigue. J'ai besoin de vacances, mais comme c'est pas prévu avant octobre (minimum), j'essaye de penser à autre chose. Ah si, ça va t'intéresser toi qui est derrière ton écran, on a déménagé. Quand je dis 'on' c'est l'entreprise dans laquelle je travaille POTEAU colombien ! Bref tout ça pour dire que les portes et les ascenceurs fonctionnent bien maintenant (voir la note à trois minutes près...). Euh ouais voilà. Sinon le mangaalacon avance bien, le 12 ème volume devrait sortir cet été et les droits d'adaptation en film ont été vendu à Luc Besson, qui atrouvé le script d'une profondeur incroyable. C'est sûr qu'à côté de Banlieue 14...J'espère dépasser 'bienvenue chez les ch'tis', artistiquement ça devrait pas être dur, par contre pour le nombre d'entrées, va falloir convaincre les chômeurs alcooliques consanguins pédophiles que c'est une ode à leur tiers-monde, ce qui n'est pas difficile, ils sont tellement cons...et pauvres, je me demande d'ailleurs comment ils peuvent se payer des places de ciné, le film a du être sponsorisé par les ASSEDIC. Pénalty pour la France Ah oui je voulais vous conseiller de mater si vous le pouvez, un peti film sympa qui s'appelle The Man from Earth, un film sans stars, sans argent, sans effets spéciaux, avec pour seul décor un pauvre salon dans lequel quelques gars discutent. Je sens que je l'ai super bien vendu et que vous allez vous jeter sur vos mules pour voir ça. En tout cas si vous aimez un peu la SF, c'est un film intelligent qui fait un peu cogiter, ce qui n'est jamais un mal. Sinon je viens de voir l'Orphelinat, vraiment pas mal aussi. par contre vu [Rec.] au ciné il y a quelques semaines, super décevant, à part le final qui fait un peu flipper, le reste, c'est le projet blair Witch dans un immeuble, en moins bien. manque un Yépes dans cette équipe de Colombie, pour casser un peu ce Karim Eczéma. Iron Man sans plus, la naissance du héros un peu longue, un scénario passe partout, un film 'introduction' qui peut annoncer un numéro 2 pas mal. Et dire que je me faisais chi...euh je développais mes critiques ciné, alors qu'en 3 mots ça va aussi bien, c'est vrai quoi...

 

What else...C'est la mi-temps J'ai parlé de No Shangsa ? Non. Bon. Je vais pas parler à leur place, ils le font si bien sur leur myspace...Un extrait pour vous allécher, totalement sorti du contexte pour que ce soit plus drôle : "Merci à toi connard, merci à toi connase, merci à toi blaireau, et merci à toi arraché de mes deux." Je sais pas si c'est une fucking sect, mais en tout cas ce sont des bloody malpolis. C'est pas leurs meilleures paroles, mais ça a le mérite de ne pas rimer, pas comme cette merde de slam (pour ceux qui se souvienne de ce que c'est, c'était de la poésie à la mode il y a 1 an). Perso j'aurai rajouté un 'bande d'enculés', mais c'est vrai que peut alourdir un peu la prose et déséquilibrer la rythmique des consonances. No Shangsa ils ont un coeur gros comme ça, mais ils ont trop de succès, du coup faut qu'ils écrèment leur public et ils n'autorisent à écouter leurs compositions que ceux qui le méritent. N'essayez même pas de rentrer dans un de leur concert en jean et baskets, vous vous feriez refouler. D'ailleurs désormais, les places seront numérotées, sit down and shut up comme dirait l'autre. le match reprend On ne peut pas les taxer de se prostiputer pour un peu de reconnaissance en tout cas, à la limite pour de l'argent de temps en temps, faut bien payer le loyer et la drogue.

 

 Voilà j'ânerise, j'ânerise, et pendant ce temps j'ai toujours pas fait ma déclaration d'impôts sur le ternet. Je crois que ça attendra encore demain. Ou un autre jour. Ou jamais. Un peu comme la mise à jour du blog. 

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06.05.2008

Ce soir...à Lyon (précision utile...)

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12:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note